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Juin-2014

6088 mètres ! – Bolivie, Juin 2014

Bonjour à tous!

Le Huayna Potosi… Encore une nouvelle aventure que de grimper jusqu’à 6088m d’altitude! Et grimper c’est le cas de le dire, crampons et piolets obligent! Si cette année on a appris quelque chose, c’est qu’on peu aller très loin et très haut avec nos jambes! A vrai dire on a découvert ceci car c’est une activité qui ne demande pas grand chose: une bonne paire de chaussures (et un bon duvet par la même occasion). Ensuite on a vraiment pris goût au fait de marcher et de s’évader en pleine nature.

Depuis le campo alto juste

Depuis le campo alto juste

Ce sommet tombait donc à pic pour tester nos capacités physiques et mentales, et découvrir de nouvelles sensations. C’est donc de trois jours de trek en haute montagne que nous revenons fièrement et en vie (pour rassurer nos parents).

Amaury à l'entraînement.

Amaury à l’entraînement.

Le premier jour, facile, on chausse des crampons pour apprendre à marcher sur un glacier et on s’exerce à l’escalade d’un mur de glace avec des piolets… Ça annonce la couleur! Deuxième jour, on marche quelques heures jusqu’au campo alto pour y passer la nuit! Si on peut employer le terme nuit d’ailleurs, car se coucher à 18h pour se lever à 1h du matin c’est assez difficile. Surtout qu’à 5300m il faut être courageux pour d’abord résister au froid et ensuite réussir à s’endormir sans problèmes de respiration!

 

 La partie de l'arête déjà parcourue.

La partie de l’arête déjà parcourue.

C’est donc après une courte nuit et un « C’est parti mon kiki! » de notre guide Mario que l’on enfile nos collants, nos deux pantalons, nos deux polaires, nos gants en laine, nos moufles, nos deux paires de chaussettes, notre écharpe, notre veste passe partout (la même qui a fait le Vietnam à moto), notre casque, notre lampe frontale, notre harnais, nos chaussures et nos crampons, pour mettre notre nez dehors en pleine nuit et gravir ce sommet! Niveau motivation, on était au top, mais lorsqu’on connait la distance jusqu’au sommet (788m de dénivelé positif), c’est tout de même préférable de partir de nuit et se concentrer uniquement sur ses pas. Ce qui n’est pas plus mal d’ailleurs pour trouver un bon rythme respiratoire et éviter à tout prix de s’essouffler! Car en effet nous avons décidé la veille du départ de ne pas aller faire un tour à la pharmacie pour acheter, comme beaucoup de personnes tentant l’ascension de ce sommet, anti-vomitif, fluidifieur de sang et autre médocs permettant de faciliter la montée sans être bien préparé. C’est donc dans une étendue blanche éclairée par la lune que l’on distingue le semblant de chemin qui emmène notre cordée jusqu’au sommet. C’est le pied! Quelques parties techniques demandent toutefois un bon planter de piolet, ainsi qu’un bon coup de boost que l’on trouve dans nos barres de céréales gelées! Ah oui à ce propos, inutile d’emporter trop d’eau avec soi, à partir de 5800m vous retrouverez juste un glaçon dans votre bouteille! Heureusement qu’on possède un thermos magique! Enfin il n’a rien de magique mais dans des moments comme ça c’est tout comme!

Quand vient l’heure de l’ascension finale, le soleil commence seulement à se montrer à l’horizon. Du coup c’est avec plaisir qu’on éteint nos lampes frontales et qu’on se laisse guider par la faible luminosité le long de cette crête avec disons 100m de vide de part et d’autre! On se dit, heureusement qu’on a appris à planter notre piolet correctement la veille pour éviter la chute! Car oui dans ce genre de situation on est encordés, mais on imaginait mal Mario, du haut de ses 1m40 pour 50kg nous rattraper! On marche, on marche en longeant la paroi de la crête juste assez large pour poser un pied, jusqu’à atteindre le sommet!

 

 

Arrivée au lever du jour

Arrivée au lever du jour

Une vue totalement indescriptible, le soleil émerge juste au dessus d’une mer de nuage incroyable. A vrai dire les adjectifs manquent pour décrire cette sensation de dingue qu’on éprouve au sommet. Si nos yeux n’étaient pas humides à cause du froid, ils l’auraient sûrement étés en regardant l’horizon. Ça parait tellement évident une fois là haut! On aurait passé la journée avec plaisir au sommet à contempler les autres montagnes composants la Cordillère Royale, mais il fallait faire place à d’autres groupes de veinards! Le Huayna Potosi étant un des sommets de plus de 6000m les plus accessibles au monde, a tout de même des airs de Disneyland bien que ce ne soit pas de la tarte! On retrouve des vomis tout au long de l’ascension, lorsque les gens n’abandonnent pas tout simplement à cause de problèmes de respirations, d’estomac ou plus fréquemment de tête. Au final nous avons adoré cette expérience, qui en plus de nous mettre la banane, nous donne plein d’idées pour aller encore plus loin! (pas plus haut, il faut pas déconner non plus!)
On espère que les photos vous plairont également, on s’est gelé les doigts pour les prendre!

A bientôt!

Antoine & Amaury

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