Le contexte

Le contexte mondial actuel appliqué à notre étude

Vision d’ensemble

Nous sommes actuellement dans un contexte de crise écologique et humaine. Une crise marquée par le réchauffement climatique, connu pour son accélération inédite et ses effets irréversibles sur les écosystèmes. Notre impact écologique et notamment climatique dépasse largement les limites permettant à notre société d’être durable. Nous consommons plus que la Terre ne peut produire et polluons plus que ce qu’elle peut absorber, tant pour répondre à nos besoins (ou nos désirs) de logement, de transport, d’alimentation, que par une consommation excessive. Nos sociétés prennent progressivement conscience de leur impact sur l’environnement mais il est difficile d’imaginer des solutions concrètes et accessibles à tous sans devoir bouleverser nos habitudes, notre mode de vie.

Un réchauffement constaté par la communauté scientifique mondiale

Certes, la Terre a connu beaucoup de variations dans son climat depuis son existence, passant par plusieurs phases de glaciation et de réchauffement climatique. Mais, depuis plusieurs dizaines d’années, la communauté scientifique, dont les organismes reconnus tel que le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat), observe un phénomène de réchauffement du climat qui semble s’accélérer et s’intensifier de façon anormale.

Le rôle des émissions de gaz à effet de serre

Les activités humaines augmentent la production des gaz à effet de serre (GES) qui s’accumulent dans l’atmosphère. L’effet de serre est un phénomène naturel qui agit comme une couverture pour conserver la chaleur apportée par le soleil sur la Terre et permettre la vie. Le problème est qu’en ajoutant des GES dans l’atmosphère, c’est comme si on rajoutait des couvertures: la température augmente, et l’équilibre général est perdu. Bien que d’autres facteurs entrent en compte, on sait maintenant que les GES ont un impact global sur le réchauffement climatique.

Les activités humaines en sont majoritairement responsables

En cause, notre économie actuelle,  linéaire, consommatrice de ressources non renouvelées, basée sur un cercle néfaste consistant à extraire-consommer-jeter, peu soucieuse de l’efficacité. Cette économie standardise les modes de production, en détruisant ainsi ce que le monde a de plus précieux: sa diversité. Une économie qui nous permet de nous déplacer, de produire, de consommer, le tout à un rythme sans précédent, grâce aux combustibles fossiles – pétrole, gaz, charbon – dont l’énergie dégagée à l’unité est très bon marché. Malheureusement, ces sources d’énergies ne sont pas renouvelables, car elles demandent des millions d’années pour se reconstituer, et elles sont utilisées beaucoup plus rapidement que le temps nécessaire pour recréer des réserves. De plus, en libérant leur énergie, ces combustibles, émettent aussi des GES. L’humanité en émet deux fois plus que ce que la Terre peut assimiler. Dans les pays industrialisés, ce chiffre monte à quatre: nous vivons comme si nous avions quatre Terre.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Voici par exemple un constat simple parmi tant d’autres tout aussi alarmants:

– la population mondiale a été multipliée par 14 en deux cents ans (500 millions d’habitants à plus de 7 milliards aujourd’hui)

– dans le même temps, la consommation d’énergie globale a été multipliée par un facteur 100 environ

Cette évolution démesurée n’est pas sans conséquences sur notre environnement quotidien.

Des conséquences plus que néfastes sur notre environnement de vie

Ce réchauffement climatique dégrade peu à peu le “capital écologique” de l’humanité: impact sur la ressource eau, sur les sols, sur la biodiversité, et les conséquences économiques qui en découlent. La planète est le théâtre  de ce changement dramatique, et les effets pervers peuvent être observés quotidiennement  aux quatre coins du globe. Dans les pays que l’ONU appelle les moins avancés, les effets sont sans appels, et d’ampleurs colossales: sécheresses, famines, inondations, migrations massives sont désormais des termes récurrents associés à ces pays.

Des principes fondateurs pour contrer ce changement

Ce ne sont là que quelques faits, parmi ceux qui nous ont le plus marqué, et motivé à aller rechercher sur le terrain des solutions simples et pragmatiques pour y remédier.

En effet, il existe des alternatives, des remèdes pour inverser la tendance actuelle. De multiples organismes, chercheurs, particuliers, se sont penchés sur cette question, et de grands principes tels que la croissance verte et l’économie positive se sont développés au cours de ces dernières années.  De nouveaux principes, reprenant le fondement de notre économie et de notre manière habituelle de consommer, ayant tous en commun des bases visant à réduire l’impact environnemental de l’Homme, pour ralentir dans un premier temps, puis tenter d’inverser dans un second temps l’évolution actuelle du climat.

La voie vers laquelle il est urgent de se tourner dès à présent est un cumul de mesures, d’actions quotidiennes, d’habitudes à prendre, et qui sont réalisables tant à l’échelle d’un être humain que de la société dans son ensemble.

Un renouvellement des ressources utilisées, l’enrichissement du stock plutôt que son appauvrissement, une économie circulaire, sans déchets, voyant ses ressources réutilisées à l’infini, sont les principes fondateurs de cette nouvelle économie verte. Il s’agit bien de tirer le maximum de chaque mégawatt d’énergie produite, de chaque mètre cube d’eau disponible, de chaque tonne de métal extraite. Nous avons besoin d’une économie soucieuse de l’efficacité de ses moyens de production, une économie qui valorise intelligemment les ressources propres à chaque territoire: flux énergétique issus du soleil, du vent, de la mer, biomasse, co-produits industriels. La valorisation des ressources locales devient indispensable, tout comme le fait de favoriser la diversité et les synergies.

C’est donc une économie positive facteur de croissance, durable et solide, qui va devoir se mettre en place au cours des prochaines années, pour tenter de résoudre durablement un problème majeur de notre temps. Une économie qui ne prend pas seulement en compte le coût financier de chacune de ses opérations, mais qui est soucieuse à la fois du climat, de l’énergie, des ressources (eau, sol, matières), de la santé et de la diversité.